Malheureusement, il est fréquent de souffrir d’une hernie discale, en raison de la sortie d’un noyau du disque intervertébral. Lorsque cela arrive, il forme une hernie qui touche souvent un nerf, créant une inflammation. Souvent, cela se traduit par une sciatique, ce qui est très douloureux pour les personnes touchées. Voici quelques conseils pour les personnes sujettes à ces maux, avec les bons gestes à prendre et les mauvais à éviter.
Au quotidien, il ne faut pas faire de gestes brusques. Le matin, levez-vous doucement avec précaution ; en effet, c’est à ce moment de la journée que la pression dans le disque intervertébral est à son maximum. Il faut se tourner sur le côté, près du bord du lit, sortir les jambes et se lever en un bloc sans se baisser. Pour s’aider, on pousse sur les bras afin de relever le buste en simultané.
Afin de soulager les douleurs, il est recommandé de porter une ceinture lombaire, qui a plusieurs avantages. Tout d’abord, elle empêche de prendre des mauvaises postures et ensuite, elle agit comme un antidouleur très appréciable. Cette ceinture n’a aucun effet néfaste sur la force musculaire du dos et des abdominaux, contrairement aux idées reçues.
Pour les déplacements, il est nécessaire d’adopter une marche amortie, qui limitera les effets sur le disque intervertébral (lequel est un amortisseur naturel). Pour avoir moins mal, il est important d’amortir les chocs dès la plante des pieds, ce qui permettra de moins souffrir. On recommande donc de choisir des chaussures de sport avec une semelle à air ou imprégnée de gel amortissant. Durant la période de soins, on ne portera pas de chaussures souples ou des talons.
Eviter de se pencher à tout prix ; pour récupérer quelque chose au sol, il est déconseillé de se pencher en avant. Si c’est nécessaire, mieux vaut s’approcher de l’objet, de plier les genoux et de descendre en gardant le dos le plus droit possible.
Il ne faut pas se lancer dans de grands trajets en voiture ; c’est le moyen de transport qui est le plus pénible pour vous qui souffrez d’une hernie discale. En alternative, prenez l’avion, le train ou les transports publics. Ils permettent de se lever plus souvent et de marcher, pour garder le dos droit. Si ce n’est pas envisageable et que la voiture est nécessaire, il faut régler le siège afin qu’il soit le plus droit possible, pour éviter tout arrondissement. Durant le trajet, il est important de faire des pauses très régulièrement.
Evitez de pratiquer des sports qui génèrent des contacts, des chocs ou des torsions. La course à pied est donc à proscrire, de même que les jeux de balle et de ballon, comme le tennis ou le football.
Si possible, alternez les moments de repos allongé avec de la marche douce. Il ne faut pas se laisser aller à rester allongé durant des heures, car cela n’aura pas d’effet bénéfique sur la guérison.
Il faut le plus possible éviter de vous asseoir sur un canapé ou dans un fauteuil mou. L’idéal, c’est une chaise avec station assise droite. Tout support arrondi ou mou risque de faire sortir la hernie, ainsi que les douleurs au moment où vous voudrez vous lever. Ce sont donc des assises à éviter à tout prix.
Surtout, ne portez pas les affaires lourdes, qui risquent de créer une pression dans le disque intervertébral. La douleur sera très forte en raison du nerf comprimé par la hernie. C’est un geste à proscrire absolument pour éviter d’aggraver la douleur et de diminuer les chances de guérison
Fin des années 80, je fus très honoré de m’entretenir avec le Dalaï Lama lors de mon passage à Dharamsala. Je participais alors à l’écriture d’un livre sur LA VIE ET LA MORT.
Je pu lui dire combien il m’était difficile d’adhérer au concept de l’amour inconditionnel mais l’entretien pris une autre tournure. En substance il me dit ceci :
« Les problèmes importants auxquels nous faisons face ont été créés au niveau de la réflexion, ce n’est donc pas à ce niveau que l’on peut les résoudre.
L’origine de la souffrance est due aux perceptions mentales et ces « toxines mentales » ont plus d’importance que les émotions. Si les émotions représentent la couche superficielle, l’obstacle majeur à notre bonheur se trouve dans ces toxines mentales (perceptions, conditionnements, jugements) qui obscurcissent notre réalité profonde.
Toutes les créations et expériences passées, ou présentes, qui n’ont pas été totalement digérées et assimilées sont des toxines qui, elles mêmes fabriquent d’autres toxines qui s’accumulent dans le mental.
Le mental mettra alors en mouvement des émotions pour tenter, par une dramatisation physique, de liquider ce contentieux indigeste. Si, à leur tour, ces émotions ne sont pas expérimentées, soit parce qu’on y résiste ou encore qu’on les refoule, elles amèneront une souffrance d’abord psychologique pour ensuite se traduire en souffrance physique.
« Travailler » sur les émotions sans se préoccuper de leur nature, tenter de les contrôler en les refoulant, ne permet pas d’aller à la racine de notre mal. Il y a donc une démarche à faire pour comprendre que les toxines mentales n’ont pas de réalités propres ; elles n’ont pas de réalité en dehors de nous et pas d’existence en dehors de notre esprit.
Quand on tente de temporiser les émotions sans aller aux racines qui se trouvent dans le mental, c’est une démarche sans fin”
Voilà donc, en résumé, ce que me dit le Dalaï Lama
ALORS QUE FAUT-IL FAIRE ?
Il s’agit tout d’abord de clarifier l’essence de ses créations indésirables qui sont stockées dans un Pilote Mental qui correspond au Surmoi de Freud, le Super-Ego de Jung, ce fameux « Juge » intoxiqué par les perceptions – conditionnements – jugements générateurs de sentiments.
L’ÉCOUTE EST LA CLÉ.
Qu’il s’agisse de naissance, d’éducation, de travail, de maladie, d’agonie, savoir se mettre à l’écoute de ce qui se passe en nous s’avère être la clé. Le « Connais-toi toi-même » se traduit donc par le « Écoute-toi toi-même ».
PAS FACILE DE S’ÉCOUTER
Mais dans le tohu-bohu de nos vies, écouter la petite voix en Soi présuppose que l’on soit « déstressé », qu’on ait fait le vide. Même chose pour les enfants, il faut leur apprendre à se mettre à l’écoute de leurs propres intentions. C’est essentiel. Il faut aussi être conscient que ce qui monte en chacun de nous est strictement personnel; nous sommes absolument uniques, comme le confirment d’ailleurs les recherches en neuro-psycho-immunologie. Oser être soi et être heureux.
L’ESTIME DE SOI
Mais pour oser être soi – et être heureux – il ne suffit pas de se savoir unique : il faut s’estimer. L’estime de soi repose sur trois piliers : l’amour de soi (insubmersible quoi qu’il advienne), la vision positive de soi (qui permet de se projeter dans l’avenir) et la confiance en soi (indépendante du regard d’autrui).
Celui qui ne s’estime pas ne peut être heureux. Ce trésor dépend des nourritures affectives que l’on a reçu de ses parents (de ses copains, de ses profs etc.) et que l’on sera ensuite capable d’offrir à ses propres enfants – par exemple en prenant subtilement « au sérieux » leurs doutes sur eux-mêmes.
Mais dans une ère où l’on encourage les selfies, ces ego-portraits, sait-on encore écouter et parler aux enfants ?
Mais dans une ère où l’on encourage les selfies, ces ego-portraits, sait-on encore écouter et parler aux enfants ?
AVOIR LE COURAGE DE SOI
Comment trouver ce trésor quand on n’a rien reçu ? Pas toujours facile… Il faut du cran. Avoir le courage de soi, c’est d’abord celui de se voir et de s’accepter tel qu’on est. La route est longue. Voir ses naissances (à la jalousie, à l’amitié, à la créativité), ses deuils (pertes, blessures, renoncements), ses parts de lumière et ses parts d’ombre, accepter ses faiblesse, parfois sa petitesse et s’aimer quand même, voilà ce qu’est avoir le courage de soi.
LE COURAGE DE DIRE NON
L’autre courage c’est celui de dire NON. Notre lâcheté n’est pas toujours manifeste. Combien de gens se retrouvent empêtrés parce qu’ils ont cru devoir être « gentils ». « L’amour inconditionnel, dit Élizabeth Kubler-Ross, est celui qui sait dire NON ». Pour être soi, il faut savoir se couper de ses relations-parasites et se dégager de l’ectoplasme familial quand celui-ci devient contraignant.
Guy Hauray
